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À mesure que les évènements passaient dans la station Auralis, les sons joués par Lior commencèrent à bien générer non plus des prophéties, mais des réminiscences d’événements futurs. Les auditeurs, en écoutant certaines personnes enchaînements d’accords, ressentaient des découvertes liées à des instants qui n’étaient toujours pas survenus. Cette inversion de conscience troubla les règles d’observation. Le avenir n’était plus uniquement anticipé, il semblait déjà éprouvé via la concerto. La voyance par message, retentissement par ces vibrations, devenait une séance figurée. Les psychologues orbitaux, d’abord sceptiques, notèrent une stabilisation mentale chez les sujets réceptifs. Le intuitions d’avoir déjà affronté une aventure allégeait la épouvante de l’inconnu. Le stress des longues missions diminuait. Les membres de l’équipage modifiaient même certaines personnes comportements, convaincus d’avoir déjà ressenti les effets d'initiatives non encore prises. Cette avertissement inversée transformait la voyance par sms en architecture psychologique partagée. Lior, pénétrant de ce élément, adaptait ses compositions. Il ne cherchait plus à concevoir une éternité obscur, mais à bien élaborer un genre sonore d’un instant qui n’avait toujours pas eu nullement, mais avec lequel la puissance se faisaient déjà déchiffrer. Les partitions se simplifiaient, devenaient presque minimalistes. Quelques notes longues, des silences précis, des inflexions millimétrées suffisaient à enflammer les résonances inversées. Le violon ne produisait plus exclusivement des messagers : il devenait la surface vibrante d’un souvenir en avance. La voyance par message, transmise par ce canal auditif spéciale, se codifiait sans mot, sans dessin. Les récepteurs humains, sensibles au indication de métal du violon, devenaient les archives d’un avenir inséré. Ce phénomène atteignit un sommet lorsqu’un ingénieur affirma avoir changé un algorithme abrégé sur la station après encore avoir évidemment une suite qui, par rapport à lui, représentait l’échec d’un module encore opérationnel. Trois journées par la suite, l’algorithme corrigé évita un incident science. Dans le calme suspendu d’Auralis, la voyance par sms ne circulait plus dans les visions, mais dans les harmoniques. Les notes effleuraient les consciences, y laissaient un sentiment floue, en douceur et familière, tels que celle d’un souvenir qui ne s’est pas encore boite mail. Et à bien n'importe quel action, l’avenir trouvait son écho avant même de adevenir.